Affichage des articles dont le libellé est brouillon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est brouillon. Afficher tous les articles

mercredi 20 juin 2012

Papillons

papillon de jour papillon de  nuit
volètent volètent
sur les courants d'air

fragiles les mots
s'échappent de ma tête
brève est leur vie
une goutte sur tes lèvres 

dans les courants d'air
sans abri  sans bruit
s'enfuient l'avenir
les belles paroles

papillon de jour papillon de nuit
jamais ensemble
volèrent volèrent.

mercredi 25 janvier 2012

Croisière

la ville éventrée s'est couchée sur le flanc
 un luxe de pacotille au temps vide

en grosses lettres en bandes annonces
 un charivari de sauve qui peut

les yeux fermés je pense bleu originel
 chaude marée vent de terre creux de voile

comme un récif impitoyable un refrain déchire :
  la vanité a fait naufrage

"A darker storm stands over the world.
It puts its mouth to our soul
and blows to get a tone. We are afraid
the storm will blow us empty.
"

Tomas TRANSTROEMER

jeudi 18 août 2011

Bulletin

la soupe universelle manque soudain de liants,
ne crois tu pas ?
fade viscosité sur les muqueuses lasses
dans la marge surlignée"peut mieux être"
clamé avec certitude  par le bulletin de situation
coincé entre deux restrictions
( pas tubulaires mais assurément aléatoires)

Hélas ! C'est une tragédie
La couverture de glace
résiste, persistante, aux connections alternatives

Pour échapper aux mornes perspectives
l'été plus vieux adopte l'oeil focal
et lie l'esprit décapant aux éclats à venir

Hélas encore !
Contre tout diagnostic, la grande lessive
des sorts pointe une bouche hilare qui dévore tout l'horizon
Ingratitude des bourses cardiaques



samedi 15 janvier 2011

Fait divers

Que dit l'horoscope ? le crédit ? la voisine ?
crotte sous la semelle et merde en plein ciel
je te tourne le dos en croisant tes doigts
je vote pour la réalisation de mes voeux
sans consultation externe ni interne
Grrrrrreueueueue Arghhhhhhhhhhhh
le cri encore flou qui flotte dedans ma tête


Tumeurs dans le ventre escarres sur la langue
pression dépression odeurs superposées
plâtre et attelles couverture universelle
un pied sans l’autre glisse et vers quoi
les poings dégriffés les yeux déchirés
Grrrrrreueueueue Arghhhhhhhhhhhh
le cri comme un pou noyé au fond de l’être


Savez vous au corps planter des clous?
sans bruit à la mode de l'indifférence
ha ! ça ira ça ira ça ira par ici pas par là
le point de perspective sans infini
c'est nini c'était bête peu de chose
Grrrrrreueueueue Arghhhhhhhhhhhh
le cri pauvre fou pendu à vos fenêtres

jeudi 6 janvier 2011

Pandémie

Piquer en liberté Sauter de a à z
Comme on va de mouton en mouton
Se faire trancher la tête

En rang, dévoiler ses hauts  ses bas
Certes, plus de laine que de soie
la vie suspendue à l'œil du thermomètre

Que je malaxe Que je trifouille
Les mondes clés sont prisonniers 
de l'autre côté de la lorgnette

Expertise  mot de passe et passe droit
Ciel, que mon grimoire me manque
Va, clarine, bêle bêle à perdre haleine

L'herbe est bien trop cliché
à écouter sonner le temps
sur ton versant de l'aiguille

et tra la la et ran tan plan
un sabot à la fois, tout doux
rien ne presse, faut pas glousser.

et la pandémie, alors ?
Enchantée, moi aussi !
comme la poudre d'escampette...











jeudi 19 août 2010

C'est les nerrrrrrrrrfs

C’était du jamais vu  à vif  un truc spectaculaire
Et plaf et bing et krac
Big bang inattendu Vingt sur l'échelle de Richter
Replaf et bing et krac

Gonflés à donf les poumons débridés
Tout azimut répandaient leurs ampères
Comme dans une bulle géante de BD
les Zéclairs de ses Zieux griffaient l’air

C’était je le jure une affaire mémorable
Un flot incandescent d’acide alphabétique
Concentré pur de formules innommables
à faire rougir les langues  sataniques

Faute de combustibles pour les entretenir
Hélas toutes les fournaises ont une pauvre fin
Félon fut le conjoint qui s'empressa de fuir
Ce fut donc une colère du tonnerre et pour rien

mercredi 30 juin 2010

Annonce

Comme une crise de diarrhée aiguë
dans la clé  une logorrhée de vers
douloureuse aux tripes aux seins au cul
mais à ma bouche éperdue, salutaire
 
N'ayons pas peur du vide me dis je
sans faire dans le détail vulgaire
ce web exponentiel par trop m'afflige
je dois pour guérir illico prendre l'air

Rompant le flot de  mes discours inutiles
Dimanche sera  le temps des pages archivées
un retour aux racines au cœur volatile
une mise à nu de ma nature oubliée

Laissant là sans regret les cohortes communes
Sachez que je rendrai jalouses les étoiles
en offrant aux vents aux dieux à la douce lune
vos mots brillants  Poètes essaimés sur la toile

jeudi 17 juin 2010

Un format tic

J’ai le neurone givré
Faut que j' te copie colle
Ma  mémoire est limitée
ça m' fait pleurer, ô folle.


Si je pouvais enfin
Je me codifierai
Conscience et tout l’tintouin
Juste pour pas t'oublier


En version affamée
Sans scripter tout un drame
J’irai craquer tes clés
Et booster ton programme


Tu sévis du clavier
Immortel aux pare-feux
Tu m' corbeilles sans pitié
N’est pas hacker qui veut

(...)

vendredi 11 juin 2010

Erna

Erna est magnifique
Volubile et charnelle
Corneille noire
Penchée sur les berceaux
Où gisent les vieux os
Elle accroche Erna
douce plume
que le vent malmène
des sourires sur les croix
Erna la Magnifique
tendre essentiel
est un acte de foi.

mardi 8 juin 2010

Le rire de la gazelle

Ce qui fourmille sous la peau
Ce qui ricoche le long des os
Ce qui naît sans obligation

Ce n’est pas la peine
ce n’est pas l’oubli

ni la colère blème
ni même l'amour qui nous lie

un sens unique intraduisible
me dis je
quand soudain tu pétilles 

ce goût de vie qui bruisse et qui pète
en cascades sur tes lèvres

et puis ruisselle alentours

ton rire scintillant

ma gazelle

samedi 29 mai 2010

Blancs joufflus

Loin de mes blancs joufflus
Courbant le brin
bousculant l’immobile
Sous un grand ciel hilare
Pourquoi fuis tu o grand Touitou

J’ai pourtant tintinnabulé
Et j’ai aussi froufrouté
Comme indiqué dans la matière
Ai-je échoué t’ai-je déplu ?

Loin de nos chers mélanges
Courbant le brin
Bousculant l’immobile
à pas de géant vert
Où fuis tu o grand Touitou

J’ai pourtant glouglouté
Et j’ai aussi détonné
conformément à ma nature
Ai-je trahi ai-je perdu ?

Loin de mes blancs joufflus
Va donc t’en carapatouiller
dans l'ailleurs désolé
Je saurais bien goutte à goutte
Tintinnabuler juste sans toi

samedi 24 avril 2010

humeur : 24 avril 2010

un temps de chiotte sans canard wc
Tac Tac et Retac hurle le métronome
pour impressionner le mal occupé à ronger
les os nus jusqu'aux orteils
va te rhabiller et passe au comptoir
t'as vraiment mauvaise mine
Disparais   impitoyable samedi
tiiic tiiic et retoc lance le métronone
se décidant enfin à fauter
dans l'espoir d'atteindre la peau bavarde
un temps de chiotte sans brise ambipure
Disparais, impitoyable samedi
avant que je ne tire la chasse 
pour te noyer en rond.