jeudi 19 août 2010

C'est les nerrrrrrrrrfs

C’était du jamais vu  à vif  un truc spectaculaire
Et plaf et bing et krac
Big bang inattendu Vingt sur l'échelle de Richter
Replaf et bing et krac

Gonflés à donf les poumons débridés
Tout azimut répandaient leurs ampères
Comme dans une bulle géante de BD
les Zéclairs de ses Zieux griffaient l’air

C’était je le jure une affaire mémorable
Un flot incandescent d’acide alphabétique
Concentré pur de formules innommables
à faire rougir les langues  sataniques

Faute de combustibles pour les entretenir
Hélas toutes les fournaises ont une pauvre fin
Félon fut le conjoint qui s'empressa de fuir
Ce fut donc une colère du tonnerre et pour rien

mercredi 30 juin 2010

Annonce

Comme une crise de diarrhée aiguë
dans la clé  une logorrhée de vers
douloureuse aux tripes aux seins au cul
mais à ma bouche éperdue, salutaire
 
N'ayons pas peur du vide me dis je
sans faire dans le détail vulgaire
ce web exponentiel par trop m'afflige
je dois pour guérir illico prendre l'air

Rompant le flot de  mes discours inutiles
Dimanche sera  le temps des pages archivées
un retour aux racines au cœur volatile
une mise à nu de ma nature oubliée

Laissant là sans regret les cohortes communes
Sachez que je rendrai jalouses les étoiles
en offrant aux vents aux dieux à la douce lune
vos mots brillants  Poètes essaimés sur la toile

jeudi 17 juin 2010

Un format tic

J’ai le neurone givré
Faut que j' te copie colle
Ma  mémoire est limitée
ça m' fait pleurer, ô folle.


Si je pouvais enfin
Je me codifierai
Conscience et tout l’tintouin
Juste pour pas t'oublier


En version affamée
Sans scripter tout un drame
J’irai craquer tes clés
Et booster ton programme


Tu sévis du clavier
Immortel aux pare-feux
Tu m' corbeilles sans pitié
N’est pas hacker qui veut

(...)

vendredi 11 juin 2010

Erna

Erna est magnifique
Volubile et charnelle
Corneille noire
Penchée sur les berceaux
Où gisent les vieux os
Elle accroche Erna
douce plume
que le vent malmène
des sourires sur les croix
Erna la Magnifique
tendre essentiel
est un acte de foi.

mardi 8 juin 2010

Le rire de la gazelle

Ce qui fourmille sous la peau
Ce qui ricoche le long des os
Ce qui naît sans obligation

Ce n’est pas la peine
ce n’est pas l’oubli

ni la colère blème
ni même l'amour qui nous lie

un sens unique intraduisible
me dis je
quand soudain tu pétilles 

ce goût de vie qui bruisse et qui pète
en cascades sur tes lèvres

et puis ruisselle alentours

ton rire scintillant

ma gazelle

mardi 1 juin 2010

Bonne soirée

Bien que tolérante, je l'avoue, j'ai du mal avec les majuscules du clavier ! Pour me rattraper, il faut dire que j'ai un faible certain pour la ponctuation judicieusement déclarée. En plus, j'adore et respecte les accents. Tous les accents ... j'en pratique quelques uns d'exotiques bien goulûment.
Aussi quand, au journal de 20h00,  le bellâtre blond au sourire colgate m'invite à passer une bonne "soirait",  je m'interroge : Qu'entend-il par là ??? Est ce un code ??? Un nouvel accent transgénique ? Quelque chose m'échappe certainement ... Turlupinée par la curiosité, j'ai googelisé soirait.

Ha, Saint GOOGLE,  je t'aime !

Tu m'as trouvé la conjugaison du verbe SOIRER

soirait serait donc possible dans l'univers virtuel et journalistique Que je sois soirée sur place !

Allons, Nouille, mets toi à la page immédiatement.

Je vous souhaite donc  une bien bonne "SOIRAIT" à tous !



La Nouille

ps je suis loin de mon littré et plutôt proche de mon litron aussi, si par mégarde, quelques littéraires avisés détenaient la connaissance intime de ce Verbe Sacré (après tout,  il est cité chaque weekend) surtout qu'ils ne se privent pas de m'en faire part  ... "Crachait, jurait",  j'en ferai bon usage !

samedi 29 mai 2010

Blancs joufflus

Loin de mes blancs joufflus
Courbant le brin
bousculant l’immobile
Sous un grand ciel hilare
Pourquoi fuis tu o grand Touitou

J’ai pourtant tintinnabulé
Et j’ai aussi froufrouté
Comme indiqué dans la matière
Ai-je échoué t’ai-je déplu ?

Loin de nos chers mélanges
Courbant le brin
Bousculant l’immobile
à pas de géant vert
Où fuis tu o grand Touitou

J’ai pourtant glouglouté
Et j’ai aussi détonné
conformément à ma nature
Ai-je trahi ai-je perdu ?

Loin de mes blancs joufflus
Va donc t’en carapatouiller
dans l'ailleurs désolé
Je saurais bien goutte à goutte
Tintinnabuler juste sans toi